FC Metz : Marichez n'est pas contre un retour à Lens
Mis
en ligne le 02 juillet 2008 / Par Florian
Christophe Marichez aborde sa quatrième saison messine sereinement.
Seul souci aux yeux du capitaine : les bouleversements susceptibles de
toucher l'effectif. D'ailleurs, le RC Lens s'intéresse à lui. Marichez avoue qu'il ne reste pas insensible à un retour dans le Nord, mais aucune proposition concrète ne lui est parvenue. Entretien.
• Christophe, c'est votre quatrième reprise avec le FC Metz. Comment la vivez-vous ? « Comme un début placé sous le signe de la reconstruction. J'ai
essayé de profiter des vacances pour faire le vide. Aujourd'hui, je
crois que nous sommes tous animés par l'objectif de faire une bonne
saison. Je ne parle pas encore de remontée, parce que je pense que ce
sera difficile. Même si nous l'avons fait il y a deux ans, même si nous
avons encore une belle équipe sur le papier... A défaut d'avoir
l'étiquette du favori, nous serons encore considérés comme une équipe
de Ligue 1. Et nous serons donc attendus. »
• L'enthousiasme qui pouvait être le vôtre l'an dernier à pareille époque est-il le même aujourd'hui, pour préparer la Ligue 2 ? « Il ne faut pas se mentir. Sans manquer de respect à qui que ce
soit, le calendrier qui nous attend est moins attractif que celui de
Ligue 1. Vannes, ce n'est pas Marseille, Paris ou Lyon... Mais il faut
être conscient de la chance que nous avons d'être professionnels. Nous
avons un bel objectif, redonner de la stabilité au club. Le principal
souci, maintenant, c'est que l'effectif risque encore d'être modifié
d'ici au début du championnat. Ceux qui veulent partir devront bientôt
se positionner. »
• Et vous ? N'avez-vous pas été tenté de rejoindre Michel Ettorre à Lens ?
« Je sais qu'il y a des bruits qui circulent à ce sujet et tout le
monde sait que j'étais proche de Michel... Mais ce n'est pas moi qui
maîtrise ce genre de choses. C'est sûr, si ça devait arriver, je n'y
serais pas insensible, parce que j'ai réalisé ma formation dans ce
club, que je suis originaire du Nord et que ma famille y réside... »
• Mais ?
« Mais j'ai encore deux ans de contrat ici, tout simplement. Je n'ai
pas envie de me poser de question. Aujourd'hui, je suis à Metz, c'est
ce qui compte. »
• A l'issue du championnat, le club a traversé une période trouble, qui
a accouché, au final, d'une réorganisation à la tête du club.
Perturbant quant on est joueur ?
« Non, pas vraiment. J'ai suivi tout ça de loin, sachant qu'il était
plus important à mes yeux de faire le vide, de recharger les batteries.
A la reprise, le président Molinari nous a tenu un discours rassurant.
Et je pense que les objectifs nous seront précisés prochainement. »
• Revenons au terrain, où vous étiez encore capitaine la saison passée. Le brassard vous tient-il toujours à cœur ? « Je ne le revendique pas. Mais si d'aventure, je devais rempiler,
je le ferai sans problème. Ceci dit, je ne suis pas le seul leader dans
ce groupe : il y a aussi Julien Cardy, par exemple. »
• Il y a une chose qui vous est garantie, en revanche, c'est la place du numéro 1 dans les buts messins... « Non, je ne vois pas les choses ainsi. Et ce n'est pas faire de
la langue de bois que de dire qu'il n'y a rien d'acquis. Ce qui est
sûr, par contre, c'est qu'il faudra travailler dur pour jouer. »