Sébastien Bassong, défenseur central du FC Metz, fait état de sa
situation actuelle au sein du club mosellan. En fin de contrat dans un
an, il souhaite quitter son club formateur afin de continuer sa
progression. Entretien.
Photo : FCMetz.com
Sébastien Bassong, depuis quelques temps vous vous interrogez sur votre avenir. Qu’en est-il aujourd’hui ? Effectivement. Je suis toujours à Metz,
on est en stage de préparation depuis dimanche à Luxeuil-les-Bains et
ce, pour une semaine. Pour le moment je suis un peu dans le même cas
que beaucoup de joueurs du Championnat. Avec l’Euro, il y a eu du
retard. C’est une position d’attente. Cependant je ne veux pas partir
pour partir. J’attends un vrai projet. Ce n’est pas que je ne sois pas
pressé, j’ai envie de m’en aller, d’aller voir ailleurs, mais j’ai
encore du temps devant moi. Ce n’est que le début des négociations. Je
ne suis pas dans l’urgence. J’étudie tout ce qui vient à moi et je
réfléchis en concertation avec mon agent.
Avez-vous des préférences quant à un départ à l’étranger ou en Ligue 1 ? Je
suis ouvert à toutes les propositions. Rester en France, c’est plus
facile, il y a moins de contraintes par rapport à l’adaptation, mais je
pense que si des clubs étrangers me veulent, je n’aurais pas peur d’y
aller. Je me sens prêt. Au bout d’un moment, il faut se lancer.
Aujourd’hui ce n’est pas un problème.
Vous êtes-vous donné une date butoir concernant votre départ ? Non, pas encore.
Concernant les rapports avec vos dirigeants, vous ont-ils donné un bon de sortie ? Tout est-il clair avec eux ? Oui.
J’ai été clair avec eux et ils ont fait de même avec moi. C’est mon
club formateur, j’y tiens. Les choses sont dîtes, ils connaissent mes
envies de départ. Si je pars tout le monde peut être content étant
donné que je suis dans ma dernière année de contrat. Maintenant, si je
reste, ce n’est pas la fin du monde, j’irai au bout de mon contrat.
Par rapport à cette fin de contrat, vos dirigeants ne vous ont pas proposé de meilleures conditions, voir un renouvellement… Pour
le moment rien du tout, ils attendent que les choses se décantent un
peu. Sportivement, ils veulent que je reste, c’est une certitude.
L’objectif du club est la remontée en Ligue 1 dès la saison prochaine
comme en attestent les arrivées de Romain Rocchi (ex-Ajaccio) et Romain
Brégerie (ex-Girondins de Bordeaux).
Y a-t-il des pistes sérieuses ou ce n’est encore que le temps des premiers contacts ? Il y en a effectivement.
Qu’en est-il des rumeurs de transfert au Dinamo Bucarest ? Il
faut arrêter. Zappez cette piste là ! C’est vrai dans le sens où ils
sont venus me voir. Ils me voulaient vraiment. J’ai eu des contacts
avec eux. Sans dénigrer le Championnat de Roumanie, je ne peux pas aller là-bas, par rapport à mes envies. Je leur ai dit poliment que ce n’était pas possible.
Et pour les autres contacts ? On parle de l’Allemagne. Oui,
effectivement j’ai des pistes en Allemagne et en Angleterre. En
réalité, il y a plus de contacts à l’étranger qu’en France. Il y a
Everton en Premier League ainsi que Wolfsburg et Hambourg en
Bundesliga. Maintenant, ce ne sont que les premières touches, j’attends
de voir comment ça va évoluer par la suite.
Vous n’avez aucune piste en France ? Si, il y a
une bonne piste, un projet qui me plait vraiment, mais je ne peux pas
en dire plus pour le moment. Un club de Ligue 1 dans le nord de la
France.
Vous êtes né en région parisienne. Or, le PSG cherche à se renforcer à votre poste… Je
suis au courant que Paris cherche un défenseur axial gauche (rires),
c’est le club de mon cœur, mais je reste réaliste quant à mes capacités
du moment.