A bientôt 24 ans, Sébastien Renouard aspire à un nouvel horizon. Tout
en s'accordant le droit de penser que celui-ci pourrait prendre forme
sous le ciel messin. Entretien.
• Sébastien Renouard, à l'issue du championnat, vous aviez indiqué que l'heure était peut-être venue pour vous de prendre une nouvelle route.
Votre présence au stage de préparation signifie-t-elle que vous avez
changé d'avis ?
« Non. J'ai eu des discussions avec les dirigeants messins. Ils m'ont
dit qu'ils n'étaient pas opposés à mon départ et me concernant, c'est
toujours d'actualité, j'aimerais connaître une autre expérience. »
• Vous avez des pistes concrètes ?
« J'ai quelques contacts, oui. »
• Qui n'ont pas débouché pour l'instant, comme pour les autres Messins qui sont dans votre état d'esprit...
« Oui mais il n'y a pas qu'à Metz que le mercato est calme. Jusqu'ici,
les choses ont peu bougé en France. Ceci dit, je ne partirai pas pour
partir. Ça ne m'intéresse pas. J'ai envie de franchir un palier, après
treize ans passés ici, mais je ne suis pas contre la perspective de
rester. Le challenge qui se profile est intéressant. Et si d'aventures
je devais poursuivre ma carrière à Metz, je le ferai à 300 %. »
• Physiquement, vous avez traversé la saison péniblement. Où en êtes-vous aujourd'hui ?
« Je me sens bien. Je travaille dans ce sens, en essayant de tirer les
leçons des blessures que j'ai connues. J'ai eu deux déchirures à la
cuisses qui m'ont empêché d'avancer en étant régulier. »
• S'y est ajouté le scénario sportif, désastreux. Des regrets
personnels sur cette année de Ligue 1 conclue par une nouvelle
relégation ?
« Oui, parce que je n'ai pas pu donner le meilleur de moi. J'ai eu
quelques soucis avec Francis De Taddeo, nous ne nous sommes peut-être
pas compris... Nous n'étions pas sur la même longueur d'ondes. Après,
les choses se sont un peu améliorées pour moi avec l'arrivée d'Yvon
Pouliquen, mais je me suis à nouveau blessé. »
• Les vacances vous ont-elles aidé à tirer un trait sur le passé ?
« Oui, je crois, oui. Les congés m'ont permis de faire le point sur
moi-même. Je reviens avec un gros moral, je suis d'attaque pour une
nouvelle saison. Même si le chemin est encore long jusqu'au début du
championnat, même s'il reste de nombreuses incertitudes concernant
notre groupe, l'envie est là. »
• Le départ à Lille de Franck Béria, votre meilleur ami,
figure-t-il parmi les raisons qui vous incitent à vouloir changer d'air
?
« Non, c'est sûr qu'il me manque beaucoup, mais cela n'entre pas en
ligne de compte. Notre évolution a été différente, il a su saisir une
belle opportunité, voilà tout. Nous sommes partis ensemble en vacances,
avec nos compagnes, ça nous a fait du bien de nous retrouver. Franck,
c'est comme mon frangin. Si j'ai le moral aujourd'hui, il y est pour
beaucoup. »