Heureux après la rencontre, Sébastien Renouard a répondu aux questions du journal Le Républicain Lorrain. Selon lui, la soirée qui vient de se dérouler est inoubliable, puisqu'il y a eu communion entre public et joueur. C'était une belle fête ! Entretien.
Sébastien Renouard, que peut-on se dire au coup de sifflet final d'un match comme celui que vous venez de remporter ? «Tout simplement que ça a été une belle fête : il y a eu des buts,
du suspense et la victoire, pour nous, au bout du chemin. Je suis
d'ici, je sais ce que signifie un derby dans l'esprit des supporters.
C'était tout aussi important de gagner à mes yeux.»
Deuxième titularisation d'affilée après celle de Lyon et deuxième but. Vous êtes de retour ? «Oui, et j'espère que cela va durer. Je suis dans la continuité de
ce que j'ai essayé de montrer à Gerland il y a quelques jours. J'ai une
grosse envie de jouer, ce qui n'a pas été souvent le cas depuis le
début de la saison. J'étais un peu tombé dans l'oubli du fait de mes
performances, mais j'ai pris du recul durant l'intersaison et
aujourd'hui, j'ai retrouvé le goût des choses simples : je rentre sur
le terrain décontracté, avec l'envie de m'éclater.»
Au-delà de l'aspect comptable, quelle importance peut avoir ce succès pour la suite des événements ? «Après notre qualification à Lyon, il nous fait encore plus de bien
au niveau de la confiance. Et puis il ne faut pas oublier le public :
remporter ce derby peut achever de nous réconcilier avec nos
supporters. A nous de faire en sorte que cela continue.»
Au niveau du jeu, le changement de dispositif tactique se révèle productif. «Oui, c'est exact. Il nous offre davantage de libertés, nous sommes
mieux situés sur le terrain et nous parvenons à nous projeter vers
l'avant plus vite. C'est de bon augure pour la suite des événements :
ça a fonctionné contre deux grosses équipes.»
Ce nouveau schéma peut-il expliquer la métamorphose de Metz,
palpable entre la défaite de Clermont et les deux matches qui ont suivi
? «Je ne vais pas me permettre de juger la prestation de Clermont
puisque je n'étais pas sur le terrain. Mais je ne crois pas qu'il
faille noircir le tableau : le contexte n'était pas le même à Clermont.»