FC Metz - US Boulogne 1-2 : L'analyse de la rencontre
Mis
en ligne le 24 août 2008 / Par Pierre
Enorme déception vendredi soir, à Saint
Symphorien où le FC Metz recevait Boulogne-sur-Mer, petite ville
portuaire du Nord-Pas-de-Calais qui étrenne sa deuxième saison en L2.
Il y avait donc de quoi nourrir de légitimes ambitions de victoire et
ce, d'autant plus que le club boulonnais avait lutté jusqu'à l'ultime
journée de championnat pour sauver sa tête l'an passé et que le
recrutement du club avait été somme toutes assez modeste au cours du
mercato estival. L'analyse de cette rencontre.
Enorme déception vendredi soir, à Saint
Symphorien où le FC Metz recevait Boulogne-sur-Mer, petite ville
portuaire du Nord-Pas-de-Calais qui étrenne sa deuxième saison en L2.
Il y avait donc de quoi nourrir de légitimes ambitions de victoire et
ce, d'autant plus que le club boulonnais avait lutté jusqu'à l'ultime
journée de championnat pour sauver sa tête l'an passé et que le
recrutement du club avait été somme toutes assez modeste au cours du
mercato estival.
Néanmoins, des espoirs à la réalité des faits, il ya souvent une marge qui en réalité nous amène au désespoir. Le
désespoir devant l'incapacité des attaquants à pousser le ballon au
fond des buts adverses, le désespoir au vu du nombre de ballons perdus
et de mauvaises passes, le désespoir devant la perméabilité d'une
défense trop statique.
Deux buts encaissés, le premier sur une
phase de jeu, le second suite à un coup de pied arrêté; après le
pénalty concédé la semaine passée à Amiens, l'addition devient lourde
pour un prétendant à la montée. Christophe Marichez s'est
illustré dans les premiers instants de la partie en s'interposant avec
brio sur une tête de Thil. Il s'en est ensuite bien sorti suite à un
cafouillage devant son but en fin de match. Malheureusement, il fut
totalement impuissant sur les deux réalisations nordistes. Romain Brégerie a
souvent été pris de court sur son côté droit; son manque de rapidité a
été flagrant sur le premier but boulonnais. Indéniablement,
l'ex-Bordelais ne joue pas a son poste de prédilection. Matheus Vivian a
été l'auteur d'un match très moyen. Il fut très en deçà de ses
capacités. Le Brésilien est de surcroît coupable de ne pas avoir
suffisamment anticipé le coup de tête de Perrinelle sur le second but
nordiste. Jeff Strasser, hésitant, a eu beaucoup de
mal à relancer proprement. De plus, il est coupable d'une faute
grossière qui a amené le coup franc et le but de Perrinelle. Bref, un
match à vite oublier pour le Luxembourgeois. Cheikh Gueye a
été complètement absent des débats. Ses quelques montées sur le flanc
gauche en première période ne masquent pas l'indigence de sa
prestation. Manquant singulièrement d'engagement, ne prenant pas le
peine, de surcroît, à chercher à récupérer les ballons qu'il perdait,
on se demande si le Sénégalais a encore la motivation suffisante pour
jouer dans cette équipe. Il fut logiquement remplacé à la 75ème minute
par Rudy Gestede qui, hormis une frappe au dessus des buts de Bedenik, ne se montra guère à son avantage.
Comme
au stade de la Licorne, lundi dernier, le milieu messin, certes
volontaire, a affiché ses limites actuelles, notamment dans la
construction du jeu. Romain Rocchi, placé juste
devant la défense, est l'homme par lequel passent la plupart des
ballons. Il s'est échiné à trouver des solutions, avec plus ou moins de
bonheur. Son volume de jeu reste cependant encore trop insuffisant. Laurent Agouazi a
été moins en vue que lors des premiers matchs. Il a néanmoins su
distiller quelques ballons intéressants mais ses attaquants n'en ont
malheureusement pas profité. Appliqué dans la récupération, il reste
cependant encore trop brouillon dans la construction. Julien Cardy s'est
montré volontaire et disponible mais il est encore loin du niveau qui
est le sien comme l'attestent ses errements sur le terrain et ses
passes hasardeuses. Manquant de fraicheur physique, il fut remplacé par
Nicolas Farina, à la 66ème qui s'est signalé par
quelques bons débordements sur le flanc droit mais rien de bien
transcendant et qui mette la défense boulonnaise en péril. Cédric Barbosa a
livré un match sérieux mais son influence reste encore trop épisodique.
Bien servi par Mendy à la 9ème minute, son tir du plat du pied fut
contré in extremis par un défenseur adverse. C'est lui qui obtient le
pénalty pour son équipe suite à un débordement sur le côté gauche à la
87ème minute.
Devant l'inefficacité du tandem Cissé-Gestede,
Yvon Pouliquen avait choisi de titulariser Chapuis et Mendy à la pointe
de l'attaque messine. Cyril Chapuis a passé douze
minutes sur la pelouse de Saint Symphorien. Quelques appels en
profondeur prometteurs avant de s'occasionner une entorse de la
cheville. Il fut relayé par Papiss Cissé qui aurait
pu être l'homme de la soirée au regard du nombre impressionnant
d'occasions qui se sont présentées à lui. Hélas, trois fois hélas, il
fut incapable d'en convertir une seule, si ce n'est sur pénalty, à la
87ème, conjurant le mauvais sort qui semble s'acharner sur lui depuis
son pénalty raté à Guingamp, lors de la première journée. A force de
"croquer", Papiss aura, comme on dit familièrement dans le milieu, fini
par "bouffer" la feuille de match de cette rencontre. Victor Mendy a
livré un match sérieux mais s'est sans cesse heurté à la vigilance des
défenseurs nordistes. Sa passe en retrait à la 9ème pour Barbosa fut
pleine d'altruisme. Il s'est ensuite signalé par un raid tonitruant sur
le côté droit, ponctué par un joli centre et une tête cadrée de Cissé
qui aurait pu changer la physionomie de la rencontre... mais Bedenik
veillait au grain.
Si tout ne fut pas rose, vendredi soir, on ne
peut pas dire pour autant que le ciel soit gris au dessus de Saint
Symphorien et ce ne sont pas les trombes d'eau qui se sont abattu sur
la pelouse qui y changeront quelque chose. L'apport prochain de Rippert
et de Johansen, les deux dernières recrues sont sources d'espoir. La
maintien dans l'équipe de Barbosa, d'Agouazi et peut être de Babacar
Gueye qui n'a toujours pas trouvé preneur, ajoute une touche de bleu
dans le ciel grenat: on peut ainsi gager que ces trois joueurs,
débarrassés de leurs préoccupations de transfert potentiel, se
donneront pleinement à leur club car, au soir du 1er septembre, jour où
les Messins se déplaceront à la Mosson pour y affronter Montpellier, le
mercato d'été sera bel et bien clos, au grand soulagement de tous et
plus particulièrement d'Yvon Pouliquen qui pourra alors composer sur un
effectif stable.